NationalBilan

Laurent Peyrelade (Rodez AF) : « Il faut qu’on fasse évoluer notre groupe »

25/05/2018 à 8:26

La première saison de National a vu le Rodez AF terminer quatrième. Une année compliquée que Laurent Peyrelade, le coach, tente de décrypter.

Vous avez fini la saison à la 4e place, mais avec trois défaites…

Je garde l’idée de la 4e place. Ce ne sont pas les 3 défaites qui me dérangent, c’est surtout la deuxième partie de saison où on a fait un parcours de relégable. C’est dommage, mais ça n’enlève rien au parcours qu’on a fait et à l’énergie qu’on mise. Je veux bien vivre les quatre prochaines saisons de National avec le même parcours (sourires). Ca a permis de faire accélérer les choses, que le club grandisse plus vite que prévu, que le tissu économique et politique se rende compte qu’on n’avait pas les infrastructures qui permettent de viser le monde professionnel. On voit que c’est réalisable, mais il faut que certaines conditions soient réunies. On ne peut pas jouer un quart de saison, mais une saison complète. On arrive de CFA, avec des moyens et un modèle qui sont les nôtres. Au final, quand les choses tournent bien, on est récompensé.

Qu’est-ce qui a fait que vous avez craqué ?

Beaucoup de fatigue. C’est un championnat très énergivore. Pour que le groupe puisse exister, ça demande beaucoup d’énergie. Ensuite, on a raté notre mercato de janvier. Les joueurs qu’on a pris n’ont pas été mis dans les meilleures dispositions, donc on n’était pas compétitif. Enfin, on n’a pas réussi à trouver le bon équilibre, la bonne dynamique au niveau du groupe pour durer.

Le club a déjà annoncé plusieurs départs…

Il faut qu’on fasse évoluer notre groupe. Il a très peu changé depuis trois ans. Il est temps de le faire bouger. Si on pense qu’avec le même groupe, on peut faire le même parcours, on est en grand danger. Le National sera encore plus dur que cette année. Il faut faire évoluer l’effectif, mais quand on n’a pas forcément les moyens économiques et les attraits d’un gros club, c’est compliqué. On a dû se séparer de joueurs. Ca n’a pas été de gaieté de coeur, mais on était obligé de faire des arbitrages. Il fallait libérer de la place. Notre masse salariale sera légèrement supérieure, même si les droits télé ne sont pas répartis en fonction du classement (sourire). Il faut que les joueurs viennent pour le projet sportif et pas financier. Il faut qu’ils trouvent un discours, qu’on puisse séduire sur les infrastructures, le groupe, notre philosophie, notre territoire. Il faut qu’on leur donne envie de venir chez nous. On cherche des joueurs qui ont envie de s’inscrire dans notre projet, pas pour se montrer, mais pour nous aider dans ce championnat très dur.

Crédit : Rodez AF